1ere bataille de la Marne (1914)

Le 27 août 1914, Helmuth Karl Bernhard von Moltke fixe les axes de progression de ses troupes victorieuses. Alexandre von Kluck (I-ère armée) se dirige à l’ouest de l’Oise, Bernhard von Bülow (II-ème armée) pousse sur Paris entre Fère et Laon, les trois autres armées poussent en direction de Château-Thierry, Epernay et Vitry.

Le 30 août, Joseph Joffre ordonne aux troupes françaises un repli général vers la Seine.

Le 1er septembre 1914, les reconnaissances aériennes françaises indiquent que les colonnes ennemies infléchissent leur progression vers le sud-est après avoir franchi l’Oise à Compiègne.

Le 4 septembre, les cavaliers français constatent que la route Senlis-Paris est vide, tandis que celles vers Crépy en Valois et Nanteuil le Haudouin sont encombrées de troupes.

Kluck a donc abandonné la route de Paris vers l’ouest et se dirige vers l’est à la poursuite de l’armée Lanrezac que Moltke a cru en déroute. Kluck se dirige donc vers l’Ourcq et la Marne pour couper la retraite de Lanrezac et présente ainsi le flanc à la VI ème armée de Maunoury.

La bataille qui se déclenche le 6 septembre 1914, se déroule dans les vallées de la Marne, Ourcq, Grand et Petit Morin, Saulx et Ornain le long d’un front de 250 kilomètres.

A l’ouest, l’action est conduite par Michel Joseph Maunoury, French et Franchet d’Esperey contre les I ère et II ème armées allemandes. A l’est, Maurice Sarrail passe à l’offensive contre le flanc gauche de l’armée allemande, au centre Foch et Fernand de Langle de Cary résistent à la IIIème armée allemande sur un front de 100 kilomètres.

En Lorraine, le Prince Ruprecht de Bavière se brise sur les armées de Castelnau et Dubail.

Le 5 septembre 1914, Kluck progresse vers le Grand Morin mais Molke lui ordonne de repasser au nord de la Marne car Maunoury a lancé une attaque contre son 4ème corps de réserve, l’aile droite du dispositif allemand risque d’être prise dans une nasse.

Le 6 septembre 1914, Kluck rappelle sur l’Ourcq les 2ème et 4ème corps qui faisaient face aux anglais de French.

Le 7 septembre 1914, il ordonne aux 3ème et 9ème corps isolés au sud de la marne de rejoindre la I ère armée sur l’Ourcq.

Pendant ce temps, Joseph Gallieni renforce la I ère armée de Maunoury avec toutes les troupes disponibles acheminées en «taxis».

Kluck creuse une brèche de 30 kilomètres entre son armée et la II ème de Bülow, en retirant du sud ses deux derniers corps d’armée.

French et Franchet d’Esperey s’y engouffrent et bordent le petit Morin entre Montmirail et La Ferté-sous-Jouarre. Bülow résistent aux attaques de la IX ème armée de Foch ; les Français défendent avec acharnement les crêtes du Mont-Aout et de Mondement qui ouvrent sur les marais de Saint-Gond.

Le 9 septembre 1914, Franchet d’Esperey franchit la Marne à Château-Thierry, suivi par les Anglais.

Pour les Allemands, le tableau est très sombre :

  • La V ème armée du Kronprinz est stoppée à Verdun
  • La VI ème de Ruprecht est arrêtée à Nancy et Epinal
  • La II ème de Bülow doit se replier derrière la Marne

Pour les Français, ces combats sont une victoire, l’élan allemand est interrompu mais l’armée allemande n’est malheureusement pas détruite. La guerre des tranchées peut commencer…

2e bataille de la Marne (1918)

Les dernières offensives allemandes du printemps et de l’été 1918 ont eu des résultats très limités et des pertes sévères pour leur armée grâce à l’appui des troupes américaines, à la résistance acharnée des Français et des Italiens, et à la supériorité alliée en matériel (canons, chars, avions…). Désormais, l’initiative appartient à Foch

La bataille commence le 18 juillet en direction de Fère en Tardenois.

Protégées par un feu roulant de plus de 2000 pièces, 18 divisions d’infanterie (13 françaises et 5 américaines) partent à l’attaque. Le corps d’armée du Lieutenant Général Hunter Liggett est en ligne. 2 divisions américaines et une marocaine sont en tête. Charles Mangin avec le soutien de la VI ème armée Jean-Marie Joseph Degoutte, attaque vers l’est la poche allemande de la Marne.

Les troupes bénéficient du soutien de 496 chars d’assaut et de toute l’aviation. Les armées du Kronprinz impérial reculent sur Ouchy le Château. Les IV ème, V ème et IX ème armées alliées attaquent à leur tour et immobilisent l’ennemi sur la Marne. Ferdinand Foch envoie 7 divisions nouvelles dont 2 britanniques sur le front. Degoutte reprend Château-Thierry.

Malgré l’envoi de la IX ème armée de Von Eben en secours, les Allemands ne contiennent pas la poussée de Mangin et Degoutte sur Fère en Tardenois.

Erich Ludendorff est contraint de reculer jusqu’à son point de départ, le Chemin des Dames.

La deuxième victoire de la Marne a sauvé Paris, Foch et Mangin sont les vainqueurs de ces journées, ainsi que John Pershing dont les unités ont contribué à ce succès.

La fontaine bouledogue à Belleau symbole des marines

Le 6 juin 1918, le corps des marines a perdu plus d’hommes en une journée qu’il n’en n’avait perdu depuis sa création. De cette bataille du Bois Belleau (Aisne) est née la renommée du « US marines corps ».

Plus de 5.000 marines y sont morts sous le feu nourri de l’artillerie allemande.
Aujourd’hui encore, un marine se doit de se rendre au moins une fois dans sa vie au cimetière américain du Bois Belleau. Après le recueillement à la chapelle, il n’a qu’une seule envie : se rendre au « Bulldog fountain ». Un lieu peu connu, que l’office de tourisme de Château-Thierry est bien en peine d’indiquer aux touristes américains.

Cette fontaine en forme de tête de bouledogue est située sur le domaine privé de l’ancien château de Belleau (entièrement détruit pendant la Première Guerre mondiale). Plus précisément, elle trône, dans la cour des anciennes écuries du château à l’ombre d’un immense platane.

« Une année de vie supplémentaire »
David Atkinson, surintendant du cimetière américain, est le seul à avoir les clés du portail à franchir pour se rendre sur les lieux, au centre du petit village de Belleau. Il explique difficilement comment cette fontaine est devenue un lieu mythique pour les marines. « Ils disent que boire une gorgée de l’eau de la fontaine, donne une année de vie supplémentaire. »

La légende raconte que les marines qui ont combattu héroïquement dans le bois s’y seraient rafraîchis.
« Tout simplement impossible », confie le surintendant Atkinson. « Les marines n’ont jamais été plus loin que le bois. Ils n’ont jamais pu la voir. »

Cette fontaine est en effet à un kilomètre en contrebas du champ de bataille. Les marines ne sont jamais rentrés dans le village. D’après les faits historiques, Belleau a été libéré par le 26e régiment d’infanterie de l’armée américaine et non pas par le corps d’élite.
L’explication serait donc ailleurs.

« Pendant cette bataille du Bois Belleau, les Allemands ont surnommé les marines : les chiens du diable », raconte le surintendant du cimetière américain. Le hasard a voulu qu’une fontaine à la tête de bouledogue existe au village de Belleau. Entre chien du diable et bouledogue, il n’y avait qu’un pas.

« Les chiens du diable », aujourd’hui la race canine est la mascotte officielle du corps des marines. Quant à savoir quelle est l’influence réelle de la fontaine bouledogue dans l’histoire de ce corps d’armée, le secret reste entier.

Toujours est-il que les marines se pressent pour boire l’eau porte-bonheur. A chaque cérémonie de commémoration, le passage à la fontaine est devenu un rituel. Ken Miskow, ancien marine basé dans le Pacifique, en vacances avec sa femme et ses enfant en France, s’est déplacé spécialement au cimetière du Bois Belleau. Après s’être recueilli à la chapelle, il a demandé où se trouvait la fontaine « bulldog ».
Arrivé sur les lieux, l’instant est solennel, l’ancien soldat, touche la tête du bouledogue avant de boire une gorgée d’eau qui sort de sa gueule.

Lorsque le surintendant explique que les marines n’ont jamais pu se désaltérer à cette fontaine, l’ancien soldat américain rétorque que « cela reste un mystère non élucidé de cette grande bataille. »

Toujours est-il que les marines se pressent pour boire l’eau porte-bonheur. A chaque cérémonie de commémoration, le passage à la fontaine est devenu un rituel.

Ken Miskow, ancien marine basé dans le Pacifique, en vacances avec sa femme et ses enfant en France, s’est déplacé spécialement au cimetière du Bois Belleau. Après s’être recueilli à la chapelle, il a demandé où se trouvait la fontaine « bulldog ».

Arrivé sur les lieux, l’instant est solennel, l’ancien soldat, touche la tête du bouledogue avant de boire une gorgée d’eau qui sort de sa gueule.Lorsque le surintendant explique que les marines n’ont jamais pu se désaltérer à cette fontaine, l’ancien soldat américain rétorque que « cela reste un mystère non élucidé de cette grande bataille. »

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